Kamerhe par Washington

« Bien que Kamerhe ait pris soin de se bâtir une image positive dans les cercles politiques congolais et pour beaucoup d’observateurs étrangers, sa réputation de leader modernisateur et honnête n’est peut-être complètement pas en accord avec la réalité, écrit-il. Les contacts avec lesquels nous avons parlé affirment que son ambition aveugle de devenir un jour président altère son jugement. »

« Il est soupçonné d’avoir bloqué les enquêtes sur des accusations selon lesquelles il avait détourné des sommes d’argent considérables en tant que président de l’Assemblée nationale », poursuit William Garvelink.

Kamerhe et la guerre à l’Est

Plus grave, mais non prouvé, comme le signale l’ambassadeur lui-même, ses ennemis l’accusent « d’attiser le feu du conflit dans les provinces déchirées par la guerre du Nord et du Sud Kivu [natif du Sud-Kivu, il a une grande influence dans l’Est du Congo] pour tenter d’affaiblir le président Kabila ».

L’ambassadeur écrit ensuite une phrase pour le moins étonnante : « D’après une source, il a même acheminé de l’argent au général rebelle Laurent Kabila [sic] pour tenter de perturber Kabila. » Il est probable que le texte faisait en réalité référence au chef rebelle congolais Laurent Nkunda, qui luttait contre l’armée régulière congolaise (FARDC). »

PIERRE BOISSELET JEUNE AFRIQUE DU 10 FÉVRIER 2011

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